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13 Mai 1917 Depuis la dernière apparition de lAnge de la Paix au cours de lAutomne 1916, les enfants de Fatima eurent beaucoup dopportunités à méditer ses paroles. Au milieu de la maladie de la mère de Lucia, et de la tortueuse incertitude quelle partagea avec Jacinta et Francisco sur leurs frères qui était loin à la guerre, cest devenu une consolation de se rappeler ces propos, « Avant tout, acceptez et endurez avec soumission les souffrances que le Seigneur Dieu vous enverrai, » et de réfléchir à leur implication. Ils devaient être courageux, se dirent-ils mutuellement, et porter patiemment cette douloureuse épreuve. Il advint, cependant, que Lucia voulu sortir pour se rendre au petit puits derrière leur maison, où lAnge leur avait demandé darrêter de jouer, et voulait y prier et pleurer seul. Quelques fois Francisco et Jacinta voulaient la rejoindre dans cette place, et ajouter leurs larmes et prières à la sienne. Leurs généreuses pleures sétendirent en compassion, même Jacinta, jeune quoiquelle pouvait être, avait commencé à saisir le sens du mystère de la souffrance, et souvent elle pouvait dire : « Mon Dieu, nous Vous offrons toutes ces souffrances et sacrifices ! Cest un acte de réparation pour la conversion des pécheurs. » Ils furent plus silencieux et sombre quils navaient été auparavant, ces petits bergers, quand ils suivirent leur troupeau sur les ajoncs et les chaumes de la Serra au printemps de 1917. Il y avait quelque chose de différent dans lair du printemps. Cétait comme une odeur de mort qui planait dune senteur de nouvelles fleurs. Presque tout le monde était affecté par labsence de ceux qui étaient allé à la guerre. Ensuite, les enfants étaient souvent silencieux comme sils erraient sur des pierres éparpillées à Valinhos ou bien regardèrent à travers la vallée de la grotte de Cabeço. Ils étaient devenus conscient finalement dans un monde en angoisse, une humanité enchainée pour des raisons obscures du mystère de la souffrance. Même au mois de Mai, le mois de Marie, le mois de la nouvelle vie et de la joie, pesait lourdement sur le monde cette année là. Le 8 Mai, comme si écoutant les désolations universelles et indiquant la seule source despoir, le Pape Benoit XV se lamenta, dans une lettre mémorable, de « la cruelle guerre, le suicide de lEurope. » Après avoir supplié Dieu de tourner les curs des dirigeants vers la paix, et les incitant tous à épurer eux-mêmes leurs péchés et de prier pour la paix, il demanda spécialement que depuis que toutes les grâces furent dispensées « par les mains de la Très Sainte Vierge Marie, Nous souhaitons adresser une pétition à son très affligé fils dêtre attiré avec vive confiance, plus que jamais dans cette affreuse heure, à limportante Mère de Dieu. » Il adressa cette invocation « Reine de la paix, priez pour nous » qui fut ajouté à la Litanie de Loretto, et continua : « A Marie, alors, qui est la Mère de Miséricorde et omnipotente par la grâce, permet lamour et les appels convaincants se lever de tous les coins de la terredes nobles temples et minuscules chapelles, des palais royaux et immeubles des riches comme des cabanes des pauvresde toutes les places où une âme fidèle trouve un abrides plaines inondées de sang et des mers. Laisser que soit porter à sa très tendre et douce sollicitude, les cris des mères et des femmes, les lamentations des petits innocents, les soupirs de tous les curs généreux : ainsi sa très tendre et douce sollicitude pourra être ému et la paix que nous demandons sera obtenue pour notre monde agité. » La Sainte Vierge Marie attendit seulement cinq jours avant de répondre à lappel urgent du Père universel des fidèles. Bien que Lucia et ses cousins naient même pas écouté la lettre du Pape quand ils partirent hors du Serra le 13 Mai 1917, les trois petits enfants allaient devenir les figures principales de lévènement central du siècle tout entier. Ce fut un rare beau Dimanche, et Ti Marto avait attelé ses charrettes, très tôt le matin, afin de conduire sa femme Olympia à Batalha, où ils pouvaient assister à la Sainte Messe à la cathédrale esquisse, et après, suivre certaines affaires dans la ville. Cest pourquoi ils partirent assez gaiement, laissant les enfants, assister à la Messe à Fatima. Cétait vers midi quand Jacinta et Francisco emmenèrent leurs brebis hors du patio et sur la route de Lagoa, où, comme de coutume, ils virent Lucia avec son troupeau. Ils poursuivirent leur chemin à travers les champs de la prairie que le père de Lucia possédait à Cova da Iria. Jamais limmense ciel nétait plus bleu, la terre plus pommelé avec des couleurs pastelles. Bientôt après quils soient arrivé à la colline du nord du petit abaissement appelée la Cova et que les brebis furent contentes de brouter leur nourriture, ils décidèrent de faire un petit fourré dans la maison en refermant son ouverture avec un mur ; et ils commencèrent à tirer certaines pierres qui gisaient partout, et de les fixer sur les autres. Pendant quils étaient absorbés dans leur travail, un flash si brillant, quils prirent pour un éclair soudain, les surpris. Sans arrêter de se demander comment cela pouvait arriver dans ce ciel sans nuages, ils déposèrent toutes leurs pierres et courèrent à la hâte vers le bas de la pente vers un certain chêne vert, ou carrasqueira, approximativement une centaine de mètres au sud-ouest de lendroit où ils avaient joué. Ils avaient juste trouvé un abri sous ses denses et larges feuillages disséminés quand il eut le second éclair de lumière. De nouveau effrayés, les enfants laissèrent les arbres et sélancèrent vers lEst, dune distance denviron plusieurs centaines de mètres. Ensuite ils sarrêtèrent avec stupéfaction. Tandis que devant eux, au sommet dun petit arbre aux feuilles persistantes appelé azinheiraapproximativement trois pieds plus haut, avec les feuilles luisantes avec des épines sur elles, comme le cactusils virent une boule de lumière. Et en son centre se tenait une Femme. Comme Lucia lavait décrite, elle était « une Dame tout de blanc vêtu, plus brillante que le soleil dispensant de la lumière, éclairée et plus intense quune coupe de cristal pleine en eau cristalline pénétrée par des rayons du plus éblouissant soleil. » Sa face était indescriptiblement belle, « pas triste, pas heureuse, pas sérieuse » peut-être quelque peu réprobateur, quoique douce ; ses mains jointent comme en prière sur sa poitrine, pointées vers le haut, avec des perles de Rosaire pendus vers le bas entre les doigts de sa main droite. Même ses habits semblaient faits uniquement de la même lumière blanche ; une simple tunique tombant à ses pieds, et au-dessus de cette tunique un manteau sur sa tête et de même longueur, ses lisières faites par de violentes lumières qui semblaient scintiller comme de lor. Ni la tête ni les oreilles ne pouvaient être vu. La physionomie ? Il était impossible de regarder fermement cette belle face ; elle éblouissait les enfants, les rendant momentanément aveugle ou détourner les yeux. Les enfants restèrent debout, fascinés, dans le rayonnement qui lentourait sur une distance denviron un mètre et demi. « Nayez pas peur » dit-elle, dans une lente voix musicale, qui ne peut jamais être oubliée. « Je ne vous ferai aucun mal ! » Ils se sentirent sans crainte maintenant, en réalité, mais seulement une grande joie et la paix. Cétait une foudre, en réalité, qui les avait effrayé avant. Lucia eut assez de sang-froid pour poser cette question : « Doù vient votre Révérence ? » Les enfants utilisèrent lexpression familière de la Serra : "De donde e Vocemecê?" « Je viens du Ciel. » « Et que voulez-vous de moi ? » « Je suis venu vous demander de venir ici durant les six prochains mois successivement, le treizième jour, à cette même heure. Alors Je vous dirai qui Je suis et ce que Je désire. Et ensuite Je retournerai ici une septième fois. » « Et pourrais-je aller au Ciel aussi ? » « Oui, tu le pourras. » « Et Jacinta? » « Aussi. » « Et Francisco ? » « Aussi. Mais il devra dire plusieurs Rosaires ! » Le Ciel ! Lucia soudainement pensa aux deux filles qui étaient morte récemment. Elles étaient amies de leur famille, et avaient lhabitude daller dans leur maison afin dapprendre le tissage de sa sur Maria. « Est-ce que Maria da Neves est maintenant au Paradis ? » demanda t-elle. « Oui, elle y est. » « Et Amelia ? » « Elle sera au Purgatoire jusquà la fin du monde. » Le Purgatoire ! La fin du Monde ! La Dame parla encore : « Etes-vous volontaires à vous offrir à Dieu, à porter toutes les souffrances quIl voudra vous envoyez, comme un acte de réparation des péchés pour lesquels Il est offensé, et les supplications pour la conversion des pécheurs ? » « Oui, nous le voulons. » « Alors vous aurez à beaucoup souffrir. Mais la grâce de Dieu sera votre réconfort. » Comme elle dit les mots "a graça de Deus," la Dame ouvrit ses agréables mains pour la première fois, et delles, deux jets de lumière vinrent continuellement, si intense quelle nenveloppa seulement pas les enfants avec son rayonnement, mais ses rayons semblaient pénétrer leurs curs, et atteindre la plus intime partie de leurs curs et âmes, « les faisant voir eux-mêmes dans Dieu » ceci furent les propos même de Lucia « plus clair dans cette lumière que dans les meilleurs miroirs. » Une impulsion irrésistible les força à sagenouiller et les fit dire, avec ferveur : « O très Sainte Trinité, Je Vous adore ! Mon Dieu, mon Dieu, je Vous adore dans le Très Saint Sacrement ! » La Dame attendit quils aient fini. Alors elle dit, « Priez le Rosaire tous les jours, afin dobtenir la paix pour le monde, et la fin de la guerre. » Immédiatement après cela, elle commença à sélever de lazinheira et à glisser loin vers lEst « jusquà disparaitre dans limmense espace. » Lucia dit après, « La lumière qui lentourait semblait ouvrir un chemin devant elle dans le firmament, et pour cette raison nous disons parfois que nous avons vu le Ciel souvrir. » Les enfants restèrent fixement, regardant le ciel du coté de lEst un long moment. Même après quils commencèrent à récupérer de létat dextase qui était venu sur eux, ils restèrent silencieux et pensif durant une bonne partie de laprès-midi. Mais ils nétaient pas lourds et épuisés comme ils lavaient été après avoir vu lAnge de la Paix. La vue de la Dame, au contraire, leur avait donné une ravissante signification de « la paix et une vaste joie, » de légèreté et de liberté ; ils se sentirent quasiment comme sils pouvaient voler comme des oiseaux. Jacinta pouvait dire de temps en temps : « Oh, tel une belle Dame! » Après un temps, ils commencèrent à parler si librement que Lucia senti cela nécessaire de les avertir de ne rien dire à personne, même à leur maman, ce quils avaient vu et entendu. Francisco, à vrai dire, avait vu la Dame mais navait rien entendu de tout ce quelle avait dit, comme lorsquil avait vu lAnge. Quand ils lui dirent toutes ses paroles, il fut intensément content, spécialement sur la promesse quil ira au Ciel. Pliant ses bras au-dessus de sa tête, il cria : « O Notre Dame, je dirai tous les Rosaires que vous voulez ! » "Ai, que Senhora tão Bonita!" dit encore Jacinta. La face de lenfant était rayonnante de joie. Elle était presque enflammée de cela. Heureusement pour Jacinta, au cours de cette soirée, son discret père écoutait attentivement et dune manière réfléchie et passionnée, le récit donné par sa petite fille, et quelque peu hésitant à être confirmé par Francisco. Quand il finit de peser les mots de ses deux petits enfants, il dit avec douceur : « Au commencement du monde, Notre Dame est apparue plusieurs fois de différentes manières, » observa-t-il. « Aussi méchant quest le monde, cela pourrait encore être ainsi même pour de tels évènements. La puissance de Dieu est grande. Nous ne savons pas ce que cela représente, mais pourrait savérer être quelque chose. » Il semblait pour lui que sans quelques interventions de la providence, les enfants ne pouvaient pas répéter autant de gros et imposants propos, sans quils aient eu une petite ou aucune instruction, même dans le catéchisme. Ensuite, Ti Marto, avec sa sagacité de sens ordinaire et, plus considérablement, la simple confiance en sa foi, devint le premier à croire à lhistoire de Fatima, ce Samedi du soir de lannée 1917. Lucia, dautre part, fut convoquée rapidement devant ses parents. Sa maman prit le problème très au sérieux, et donna à sa jeune fille une acerbe réprimande. « Cétait tout ce dont javais besoin pour mon vieux âge ! » se lamenta t-elle amèrement. « Penser que jéduque toujours mes enfants à dire la vérité ! Et maintenant celle-ci mamène un gros mensonge comme celui-ci ! » Le jour suivant, comme les enfants faisaient paitre leurs brebis, ils étaient silencieux, abattus par les moqueries de la famille de Lucia et les autres. Jacinta sassis pensive pendant un long moment sur une pierre. Finalement, Lucia dit : « Jacinta, allons et jouons ! » « Je ne veux pas jouer aujourdhui. » « Pourquoi ne veux-tu pas jouer ? » « Parce que je pense que cette Dame nous a dit de réciter le Rosaire et de faire des sacrifices pour les pécheurs. Maintenant quand nous récitons le Rosaire, nous devons dire dans leur ensemble le Ave Maria et le Pater Noster. » « Et les sacrifices ? Comment allons-nous les faire ? » Francisco eut une idée. « Nous pouvons donner nos déjeuners aux brebis et faire le sacrifice de ne manger aucun déjeuner. » A partir de ce temps, il a souvent bu de leau saumâtre de la barreiro où les brebis et les chèvres sabreuvaient et les femmes lavaient leurs vêtements. Jacinta pensa à la meilleure façon de disposer de leurs déjeuners, tout de même. Un jour, ils virent certains pauvres enfants de Moita, à cinq cent mètres plus loin, venus mendier à Aljustrel. « Donnons-leur nos déjeuners pour la conversion des pécheurs ! » dit-elle. Et ils le firent. Au milieu de laprès-midi, ils eurent une faim de loup, et allèrent regarder à travers les marais pour trouver quelque chose à manger. Francisco essaya certains glands dazinheira qui étaient maintenant vert, assez pour être comestible, et les trouva agréable. Jacinta décida que sils étaient si bon, ce ne fut aucun sacrifice de les manger. A leur place, elle ramassa quelques glands de différentes sortes sous un large chêne et commença à les mâcher. Oui, ils étaient amer, admis-t-elle ? Mais elle voulait offrir ce mauvais gout pour la conversion des pécheurs. Tous les jours, à partir de ce moment, Jacinta prit comme déjeuner, ces glands amers ou en olives acides prématurés. « Ne mange pas ceux-là, Jacinta ! » dit Lucia un jour. « Ils sont très amers. » « Cest à cause de leur amertume que je les mange, » dit simplement Jacinta. « Pour convoiter les pécheurs. » Ce ne fut pas long avant que les enfants des familles pauvres commencèrent à les attendre le long des bords de routes afin de demander leurs déjeuners. Les trois le leur donnaient gaiement, et alors mangèrent tout ce quils arrivèrent à trouver comme ils erraient le long du Serra. « Nous avions lhabitude de manger les pommes de pin, » se rappela Lucia, « les racines de liseron, et de petites fleurs jaunâtres qui poussaient sur les racines des petites plantes sur les étendues des olives, des muriers, des champignons, et dautres choses que nous cueillions, des racines des pins, mais je ne me souviens plus comment ça sappelait. » La plus résolue daccomplir les volontés de Notre Dame concernant les sacrifices était Jacinta. Un jour dune chaleur étouffante de lété, ils allèrent dans un certain terrain que le voisin avait prêté à la mère de Lucia, et sur le chemin, selon leur habitude, ils donnèrent leurs déjeuners à certains enfants mendiants. Quand ils arrivèrent à destination, après une longue et très chaude marche, ils étaient tous fatigués, affamés et desséchés. Il ny avait pas deau pour la santé des êtres humains ; même Francisco, apparemment, était incapable de boire leau de la petite mare où les brebis soulageaient leur soif. Quimporte! Ils offrirent toutes leurs souffrances pour les pécheurs comme dhabitude. Mais le soleil devint de plus en plus chaud, et comme laprès midi, ils trouvèrent leur résolution affaiblie, jusquau moment où Lucia suggéra quils aillent à une maison qui nétait pas très éloignée et y demander un peu deau. Lorsquils firent cela, une bonne dame leur donna une portion de pain, Lucia se la divisa avec ses compagnons, et une cruche deau, quils ramenèrent au pâturage. Là, Lucia loffrit en premier à Francisco. « Je ne veux pas en boire, » dit-il. « Pourquoi ? » « Je voudrais souffrir pour la conversion des pécheurs. » « Tu en bois, Jacinta. » « Je voudrais aussi offrir un sacrifice pour les pécheurs. » Le reste de cet épisode est reçu comme un compte-rendu biblique, digne du pieux Roi David qui, chauffé par la bataille et à qui on servi de leau pour laquelle un soldat avait risqué sa vie, la versa par terre comme une offrande de gratitude au Seigneur Dieu des batailles. La jeune fille bergère dAljustrel fut affectée par un esprit pas moins royal que celui du pasteur qui fut lancêtre du Messie et de Sa Mère, Notre Dame de Fatima. « Alors jai versé cette eau dans le creux du rocher afin que les brebis la boive, et partie remettre le récipient à sa maitresse. » La chaleur devint plus intense à chaque moment, les sauterelles et les criquets joignirent leurs chansons à celles des grenouilles dans létang voisin et faisaient une intolérable clameur. Jacinta, faible de jeun et de soif, dit avec la simplicité qui était naturelle chez elle : « Dites aux criquets et aux grenouilles de se taire, cela me donne un tel mal de tête ! » Francisco dit, « Ne veux-tu pas souffrir ceci pour les pécheurs ? » Jacinta, pressant sa tête entre ses petites mains, dit : « Oui, je le veux. Laissez-les chanter ! » Lucia commença par comprendre lintention de la Dame lorsquelle dit, « Vous aurez à beaucoup souffrir. » Pas seulement comme le fit sa mère qui continue à lencourager dadmettre quelle avait été mentie, pas seulement comme le firent ses propres surs qui la lacérai avec le plus cruel de ridicule quils pouvaient estimer, mais tout le monde à Aljustrel semblait sêtre tourné contre elle. Comme elle alla trottiner le long dune rue caillouteuse, elle entendit une femme dire, « Si elle était mon enfant » et une autre remarque, « Une bonne forte dose de thé de cognassier mettrait fin à ces visions! » Cependant, malgré toutes ces persécutions insignifiantes, il yavait des consolations. Un jour, deux prêtres visiteurs les arrêtèrent pour parler, les encourageant et leurs demandèrent de prier pour le Saint Père. « Qui est le Saint Père? » Lun des prêtres le leur expliqua. Et tous les jours, à partir de ce moment, les enfants ajoutèrent trois Aves à leur Rosaire pour le Pape, le successeur de Saint Pierre. Cela leur donna une lueur dimportance de penser quils pouvaient faire quelque chose, afin quau loin, ils aident le Vicaire du Christ. Songez à cela, la Tête Visible de lEglise ! Et Francisco ! Quel soulagement avait-il pour Jacinta et Lucia ! Il ne semblait pas seulement accepter la souffrance, mais aussi laimer, comme les saints le font, ceux qui suivent les traces du Crucifié. « Notre Dame nous a dit que nous devions avoir à beaucoup souffrir, » disait-il. « Cela na aucune importance pour moi, je souffrirai de tout, autant quelle le voudra ! » Ou bien quand Lucia était au bord des larmes, pensant aux sévices quelle avait reçu à la maison et à létranger, il dit, « Ça ne fait rien ! Notre Dame na-t-elle pas dit que nous devrons avoir beaucoup à souffrir ? » Et Lucia prit encore du cur. Lune des caractéristiques des saints que Francisco commença à manifester après la première apparition de la Dame fut daimer la solitude. Un matin du mois de Mai, il laissa les deux filles avec les brebis, et grimpa au-dessus dun rocher élevé. « Vous ne pouvez pas venir ici au-dessus ! » dit-il vers le bas. « Laissez-moi seul ! » Cétait un rafraichissant jour ensoleillé, Lucia et Jacinta commencèrent à courir après les papillons. A ce moment, elles ne se lassaient pas de cela ; elles avaient tout oublié concernant Francisco, et elles ne pensèrent non plus à lui jusquau moment où elles réalisèrent quelles avaient faim, et que le temps pour eux de prendre leur glands amers devait être longtemps passé. Il était là, gisant toujours immobile au-dessus du rocher. « Francisco! Francisco, ne veux-tu pas descendre et manger ton déjeuner ? » « Non. Vous pouvez le manger. » « Et réciter le Rosaire ? » « Plus tard. » Quand Lucia lappela de nouveau, il dit en la taquinant, « Vous, venez priez ici. » Les filles ne pouvaient pas être dépassées. Avec beaucoup de rebutement des doigts et le contusionnement des genoux elles décidèrent de monter au-dessus, où, essoufflés mais triomphantes, elles demandèrent, « Que faisais-tu pendant tout ce temps ? » « Je pensais à Dieu, Quil est si triste à cause de tant de péchés, » répondit le garçon sérieusement. « Si seulement je pouvais Lui donner un peu de joie ! » Oh, si seulement nous pouvions aussi penser, comme Francisco le fit,
à donner un peu de joie à Dieu, pas seulement par un prudent contournement de tout
péché et tentation, mais aussi en faisant offrande volontaire pour la réparation de nos
nombreux péchés, et ceux de toute l'humanité.
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